Ou est la droite ?

Les dernieres elections regionales francaises ont vu une poussee significative de l’extreme droite.
Un argument recurrent de ce courant politique est la collusion entre droite et gauche tradiyionnelles. Dans nombre de discussions « au comptoir de cafe », j’ai entendu ce qui est devenu un lieu commun :  » dtoite et gauche, tous les memes ».
Je souhaite presenter ici l’hypothese selon laquelle ce n’est pas gauche et droite qui auraient disparus, mais seulement la droite !
En effet, les sujets clivants n’ont pas manque ces dernieres decennies :
– 35 heures
– rmi
– pacs
– mariage pour tous
– CMU
– …
Tous sujets votes par la gauche, aprement combattus en leur temps par la droite.
Etonnament, les faits montrent qu’une fois retournes aux affaires, la droite n’est pas revenue sur ces diverses reformes.
Vue sous cet angle, le glissement d’une partie de l’electorat de droite vers l’extreme apparait somme toute logique. A quoi bon voter pour un courant qui une fois au pouvoir, enterine les reformes qu’il a combattues depuis l’opposition ?

Amis lecteurs, 2 points me semblent interssants a investiguer pour completer cette hypothese :
– y a-t’il d’autres ex de reformes combattues par la droite d’opposition, puis enterinees par la droite au pouvoir ?
– y a-t’il des contre-exemples de reformes combattures puis remises en cause une fois au pouvoir ?
– existe-t’il des exemples en sens inverses (reformes de droite combattues puis enterinees par la gauche au pouvoir ?)
Tous exemples et contre-ex boenvenus et permettront de faire avancer le debat 😉
D’avance merci

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1 réponse à Ou est la droite ?

  1. Lucho dit :

    Intéressant point de vue sur les causes possibles du glissement de l’électorat de la droite dite « classique », « républicaine » ou « gouvernementale » (principalement représenté actuellement par le parti Les Républicains(LR), encore UMP jusqu’au 31 mai 2015 et RPR jusqu’en 2002) vers l’extrême droite représentée vers le Front National FN.

    Glissement illustré de manière spectaculaire avec les dernières élections régionales les 6 et 13 décembre 2015 qui ont consacré le FN premier parti politique en France en terme de voix avec plus de 6,8 millions et près de 28% des suffrages exprimés au 1er tour, devant LR et le parti socialiste (PS). Même si la stratégie de « Front républicain » appliqué par le PS et un sursaut de mobilisation électorale ont empêché lors du second tour le FN de concrétiser en victoire dans les régions les scores historiques réalisés au premier tour. Et ces scores suivent celles déjà élevés réalisés par le FN lors des élections départementales en avril 2015, les européennes et les municipales de mai et mars 2014 et la présidentielle de 2012 (où Marine Le Pen est arrivée 3ème avec plus de 18% des voix). Bref, 2 conclusions électorales s’imposent :
    – il y a une dynamique politique incontestable en faveur du FN
    – le système bipolaire (une droite dominée par LR d’un côté et une gauche menée par le PS de l’autre) qui structurait la vie politique française depuis 1981 a vécu pour laisser place désormais à un système tripolaire (les 2 camps existants plus l’extrême droite qui fait pratiquement jeu égal avec eux)
    Avec ces tendances, la présence de Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2017 devient plus que possible, sinon probable !

    Après ce constat de la situation électorale française actuelle, essayons de dégager les raisons du succès de l’extrême droite.

    D’abord, il convient de rappeler que ce phénomène n’est pas propre à la France (bien qu’il soit particulièrement marqué dans l’Hexagone) mais touche bon nombre de pays européens. Citons quelques exemples marquants : UKIP au Royaume-Uni, Lega Nord en Italie, Aube dorée en Gréce, des partis de droite extrême puissants aussi aux Pays-Bas (avec le Partij Voor de Vrijheid PVV ou parti de la liberté et son leader Geert Wilders), en Belgique (avec le Vlaams Belang signifiant l’intérêt flamand), au Danemark, en Suéde, en Finlande, en Autriche… et même déjà au pouvoir avec le gouvernement très droitier de Viktor Orban en Hongrie. Et il ne touche pas que les pays de l’Union européenne : la très prospère Suisse compte un très puissant parti qu’on peut qualifier de droite radicale et populiste, l’UDC de Christoph Blocher, qui pèse considérablement sur la vie politique helvète, de même que la non moins prospère Norvège… A l’inverse, il convient de noter que l’extrême droite (ou ses variantes plus ou moins extrémiste que l’on peut qualifier soit de droite nationaliste, radicale et/ou populiste) n’existe pas ou peu dans certains pays. L’Espagne est le cas le plus frappant où, malgré un chômage énorme (qui a culminé jusqu’à 25% de la population active au plus fort de la crise en 2011 avant de décroître à un peu plus de 20% aujourd’hui, contre « seulement » près de 11% en France), le ou les partis de droite extrême n’existent pas ou ne sont pas significatifs électoralement, alors que prospèrent les partis de la gauche dite radicale (Podemos en particulier) et les mouvements régionalistes (catalans, basques…). De même qu’au Portugal où la gauche de la gauche a renforcé ses positions aux dernières législatives de septembre dernier (avec Bloco Esquerda et le Partido communista portugués qui soutiennent le gouvernement dominé par les socialistes). Autre exemple majeur : l’Allemagne avec une santé économique bien meilleure que l’Espagne échappe aussi assez largement à la déferlante droitière nationaliste qui frappe une bonne part de l’Europe. Certes, il existe un parti droitier populiste naissant avec l’Alternativ für Deuschtland (AfD, l’alternative pour l’Allemagne) mais qui reste assez marginal. Certes, il a surgi le mouvement Pegida : parti de Dresde en octobre 2014, il multiplie depuis les manifestations populaires contre « l’islamisation » dans les villes allemandes avec une certaine réussite surtout dans l’ex-Allemagne de l’Est. Mais il reste néanmoins contenu et ne se traduit pas, ou pas encore, dans les urnes. Les bonnes performances économiques du pays (avec un chômage quasiment au plus bas autour de 5%) et la stabilité et popularité du pouvoir politique en place (incarnée par la chancelière Merkel qui a fêté ses dix ans à la tête du gouvernement fédéral cette année) ne sont certainement pas pour rien dans cette exception outre Rhin.

    Ce rapide tour d’Europe sur la place plus ou moins importante de l’extrême droite dans le paysage politique des différents pays est instructif pour dégager les possibles causes de la réussite électorale (ou pas) de ce type de parti.

    Fin de la 1ère partie du commentaire. Rendez-vous pour la suite et fin à la 2nde partie pour répondre (enfin!) à la question centrale posée : existe il encore une droite en France ? et à la question qui en découle : s’il n’existe plus de droite française, est-ce la raison de la réussite de l’extrême droite dans notre pays ?
    A bientôt pour mes réponses

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